
Avant de rejoindre Recife, nous avions pris
contact avec Barbara via Couchsurfing. Elle
accepte de nous accueillir chez elle. De
Pipa, nous prenons un bus jusqu'à
Natal, et de là, un autre jusqu'à
Recife.
Nous arrivons à destination dans la
soirée, sous une pluie torride, dans
cette grande ville qui nous fait vite oublier
la tranquillité de Pipa… Pas
le choix, nous sommes là et devons
rester positifs…
Barbara nous accueille chaleureusement, malgré
le fait que nous sommes trempés de
la tête aux pieds, et après
une session d’essorage et de séchage
bien méritée, nous prépare
un bon dîner ! Elle nous indique les
endroits à visiter, notamment Olinda,
la ville coloniale voisine et nous nous couchons
finalement, concluant une longue journée
de bus, de pluie, de sacs à dos trop
lourds, de grande ville…
Le lendemain, enthousiastes à l’idée
de faire du tourisme un peu plus culturel
que le tourisme de plage qui nous avait occupe
ces quelques derniers mois, nous nous rendons
donc à Olinda. Style vieille ville
abandonnée, petites ruelles, quelques
ateliers de peintres, mais tous les musées
sont fermés et niveau culture, nous
restons sur notre faim…
Nous passons néanmoins quelques heures
à explorer la ville. La pluie a disparu
après tout et nous profitons d’un
soleil chaud, gardant à l’esprit
le fait que la Bolivie est un pays froid,
très froid…
Ce jour-là nous décidons de
jeûner. Il ne s’agit pas du Yom
Kippour brésiliens, non. Mais Barbara
nous a donné rendez-vous dans un restaurant
japonais où nous engouffrons plus
d’un kilo (chacun) de sushi. Le concept
est simple : pour moins de 30 reales, mangez
autant que vous voulez ! Nous ne nous privons
pas de l’opportunité et après
quatre longues et délicieuses heures,
la panse plus que pleine, nous rentrons chez
Barbara… J’avoue notre culpabilité;
le sushi est loin de faire partie de la gastronomie
brésilienne, mais à défaut
d’avoir trouvé un bon
foie gras, une bouteille de vin bien de chez
nous (la France j’entends, pas l’Argentine)
ou bien un bon fromage qui pue et un peu
de pain de campagne, le sushi restait la
meilleure alternative pour un peu de dépaysement…
Et je dois avouer également que rien
d’en parler, j’en ai l’eau
à la bouche…
Bref… Cette nuit-là sera remplie
de rêves japonais, de sushi et de maki
de toutes les couleurs, de saumon et de thon
rouge frais et brillant, de riz gluant…
Pardon ! Je m’échappe encore
!
Nous consacrons le lendemain à une
activité prenante, intense : digérer…
Nous explorons Recife, les quelques musées
heureusement ouverts et heureusement gratuits
! Quelques ventes dans une rue piétonne
de la vieille ville et nous passons notre
dernière nuit chez Barbara, notre
dernière nuit proche de la côte…
Le lendemain matin, nous traverserons le
pays d’est en ouest pour rejoindre
la capitale brésilienne, Brasilia,
nous rapprochant ainsi de la Bolivie….
09/08/2009



Le Brésil est un pays grand, très
grand. Rejoindre Brasilia de Recife nous
aura pris 37 heures… Après
le record de sushi, nous battons en effet
notre record de bus ! 37 longues heures plus
tard, nous rejoignons donc, épuisés,
la capitale brésilienne. Il est à
peine 10 heures du matin et nous nous rendons
directement à la Tour TV, car Julio,
la personne de couchsurfing qui nous accueille
travaille jusqu'à 17 heures…
De là, Brasilia se livre à
nous à 360 degrés… Une
ville moderne, neuve, à l’architecture
déroutante, aux angles presque trop
droits, au beau milieu d’un désert
de terre couleur café au lait…
Nous restons à la tour la plupart
de la journée… Pas facile en
effet d’explorer une ville avec deux
sacs à dos bien lourds et volumineux
sur le dos, deux petits sacs à dos
devant, deux tubes remplis de bracelets,
un cadre énorme et un autre sac rempli
de fil, de perles, de colliers etc…
Comme dit Laura « It’s not easy
to be green ! »
Nous en profitons donc pour faire quelques
ventes avant de rejoindre Julio devant un
supermarché non loin de là.
D’ailleurs, en ce qui concerne les
ventes, Brasilia nous réussit bien,
surtout devant les centres commerciaux…
À noter ! Sauf quand le personnel
de sécurité vous demande poliment
de ne pas vendre devant le centre commercial…
Bref, nous arrivons chez Julio et sommes
surpris de voir qu’il vit dans un appartement
minuscule, une petite boîte de préfabriqué…
Encore plus surpris lorsqu’il nous
indique que nous allons devoir dormir parterre,
nous qui rêvions d’un bon lit
bien confortable après nos 37 heures
de bus record… Mais bon, pas trop
le choix, nous n’avons pas le budget
pour un hôtel et Julio, bien qu’un
peu bizarre, semble un garçon sympathique…
Nous passerons donc la nuit la et malgré
le manque de confort, nous dormons. Troisième
nuit de sommeil en dehors d’un lit
digne de ce nom, et par là j’entends
évidemment, un lit simple, un lit
dur, un lit qui ne soit même qu’un
matelas sur le sol…
Le lendemain, Julio nous laisse les clés
de son petit chez lui, et nous décidons
d’aller au zoo. Normal. Comprenez,
nous sommes au Brésil, dans une capitale
administrative, de béton et de ciment
! Nous nous enfuyons donc du bruit de cette
ville qui ne semble avoir été
construite que pour les ministères
et les voitures, et nous dirigeons dans la
nature !
Nous y voyons deux éléphants
très méchants ! L’un
deux m’a presque atteint en me jetant
de la boue avec sa trompe ! Des petits singes
coquins, des serpents effrayants, des oiseaux
bruyants, des canards nageants, des araignées
rampantes... Bref, un zoo comme tous les
autres. Sauf que la journée prit une
ampleur différente lorsque nous tombions
nez à nez (façon de parler)
avec une maman girafe et son petit. Ce fut
la première fois de sa vie que Laura
eut l’occasion de voir des girafes
en vrai et, prise d’émotion,
elle tombe en larmes à la vue de ces
animaux si gracieux… Et qui eux, au
moins, ne tentent pas de vous assommer avec
de la terre !
Laura remise de ses émotions, nous
rejoignons Julio chez lui un peu plus tard
pour une soirée vidéo avant
d’aller nous coucher… Par terre…
Une journée de plus à Brasilia
et ciao ! Nous passons notre dernière
journée à travailler. Et nous
faisons de bonnes ventes ! Si bonnes qu’il
nous vient même à l’esprit
de rester un ou deux jours de plus…
Mais la pensée de passer une autre
nuit sur le sol nous motive finalement à
embarquer dans un autre bus (de nuit –
dans lequel nous dormirons donc sur des sièges).
Une cinquième nuit d’affilée
passée en dehors d’un lit…
Gardez bien le compte, c’est important
pour la suite…
De Brasilia, nous nous dirigeons donc vers
la ville (dont j’ai oublié le
nom) la plus proche de la frontière
bolivienne. Nous y arrivons au petit matin,
quelques 10 heures plus tard (une pacotille
!) payons quelques reales dans une auberge
de jeunesse pour utiliser une douche et le
réseau wi-fi. Bref retour à
la civilisation avant d’embarquer dans
un autre bus qui nous dépose le lendemain
matin dans une ville (dont j’ai également
oublié le nom) encore plus près
de la frontière… Sixième
nuit, j’espère que vous me suivez.
Un énième bus nous conduit
alors à quelques vingt mètres
du poste de contrôle d’immigration.
De là, un petit chemin de terre (le
passage illégal du Brésil à
la Bolivie) qu’empruntent tous les
gens qui descendent du bus, sauf nous, et
la route principale qui mène jusqu’à
la frontière.
13/08/2009






Bienvenus en Bolivie !
Les formalités frontalières
se passent sans embûches, sauf que
les douaniers repèrent nos bracelets
et que chacun en veut un… On ne peut
pas appeler ça de la corruption, mais
nous ne bronchons pas et obtenons les 90
jours maximums de visa de tourisme…
Un tampon de plus, merci !
Bolivia ! Aqui estamos ! Por fin !!!!
Comme d’habitude, lorsque nous passons
une frontière, les changements sont
flagrants ! Tout d’abord, la langue…
Beaucoup plus facile de communiquer en espagnol
qu’en portugais : cela veut aussi dire
qu’on ne nous embobinera pas aussi
facilement ! Et finalement, une des raisons
pour lesquelles nous quittions le Brésil
: les prix. En gros, tout coûte plus
ou moins la moitié ou le tiers…
De plus, tout se négocie, jusqu’au
paquet de clopes et même le billet
de bus !
Un taxi qui nous coûte presque trois
fois rien nous conduit jusqu’à
la station de train de Quijarro (ville frontière
dont je me rappelle le nom).
De ce côté de la frontière,
la chance semble être, justement, de
notre côté. La guichetière
de la station nous vend les deux derniers
billets à Santa Cruz. En perspective,
18 heures de train… Septième
nuit donc, sans lit… À bord,
je vous le donne en mille, du ‘tren
de la muerte’. Surnommé ainsi
parce qu’il transportait des morts,
il y a longtemps. D’autres histoires
racontent que c’est une ligne dangereuse
et que de nombreux déraillements ont
eu lieu (il y a longtemps aussi) ou bien
qu’un nombre élevé de
passagers tombaient des toits des wagons…
Je vous rassure nos places réservées
n’étaient pas sur le toit, quoique
ça aurait peut-être mieux valu…
Je vous raconte tout ça.
Avant de monter à bord, nous déjeunons
dans une petite galerie où nos bracelets
attirent l’attention. Première
vente bolivienne (puisque les douaniers n’ont
pas payé) à un petit bébé
qui dort… Comme c’est mignon….
Bref, nous embarquons vers midi dans notre
wagon dernière classe en mettant bien
en valeur nos bracelets, au cas où…
En seulement quelques heures, nous vendons
pour l’équivalent des deux billets
de train ! On dirait que ça ne va
pas être tant la mort que ça…
Entre deux ventes, nous nous mettons à
l’aise, admirant les paysages et les
petits villages qui se succèdent…
Le train est presque lent, très lent,
vide, un vent doux entre par la fenêtre,
l’ambiance est calme et agréable…
Puis ce qui devait arriver est arrivé,
le train est réellement devenu mortel…
Je m’explique. Dans une ville dont
j’ai oublié le nom, après
une petite douzaine d’heures de voyage
et alors que nous étions prêts
à nous endormir heureux et souriants,
une bonne centaine de personnes embarquent
dans notre wagon ! Pas assez de sièges
pour tout le monde évidemment…
Le sol se remplit de corps, de sacs, de valises…
Mes genoux sont maintenant les accoudoirs
d’un parfait inconnu… Vague
souvenir de notre croisière en hamac
sur la rivière Amazonie, sauf que
là, c’est pire… Notre
petit wagon paisible se transforme en enfer
sur chemin de fer et nous ne dormirons
pas!
Nous arrivons à Santa Cruz de fatigués
et de mauvaise humeur, bien sûr, trouvons
un petit hôtel près du terminal
de bus et enfin, oui enfin, dormons dans
un lit, un vrai, quoiqu’un peu ferme
à mon goût.
Santa Cruz ne restera pas gravée dans
mes annales comme une ville intéressante,
mais nous y rechargeons nos batteries deux
jours avant de reprendre la route. Halte
utile aussi pour nous réhabituer à
la langue espagnole (nous nous surprenons
à ce moment-là à encore
bafouiller quelques mots de portugais), préparer
nos estomacs à une cuisine nouvelle
et nous entraîner à négocier
pour tout, absolument tout !
16/08/2009







Bien reposés, nous quittons donc Santa
Cruz et rejoignons Samaipata, un petit village
tranquille au milieu des montagnes. L’idée
est de passer la semaine ici, fabriquer quelques
jolis bijoux de plus, les vendre, et profiter
de la nature…
Malheureusement les hôtels et auberges
sont hors de prix. À cause de cela
et d’une dispute entre Laura et moi,
digne des meilleurs sitcoms, nous ne passons
que trois jours à Samaipata sans avoir
fabriqué ni vendu quoique ce soit
et sans avoir profité de la nature
qui nous entoure… Nous nous réconcilions
(ça c’est toujours la meilleure
partie…) et mettons le cap sur Cochabamba.
Un petit budget est parfois synonyme de galère,
mais est toujours synonyme d’aventure…
C’est dans cet état d’esprit
que les magnifiques petits pouces de Laura
nous aident à rejoindre notre destination,
en auto-stop ! Tout d’abord une camionnette,
puis un poids lourd à bord duquel,
couverts de poussière, nous admirons
les paysages qui défilent, déserts
de cactus, petits villages tranquilles. J’avoue
que ce n’est pas du grand confort,
mais cela nous a quand même permis
d’éviter les bus pleins à
rebords (et je n’exagère pas)
et Laura a même réussi à
dormir quelques minutes !
En tout et pour tout, une aventure unique
et inoubliable, en dehors des sentiers battus
et complètement gratuite. Gratuite,
jusqu'à ce que le chauffeur du
camion nous dépose sur le bord d’une
route déserte au beau milieu d’un
désert… Nous réussissons
à négocier avec un gars du
coin qui nous conduit jusqu'à
la ville la plus proche pour quelques bolivianos…
De là, après des heures de
patience et des crampes de pouces, nous abandonnons
finalement l’idée de rejoindre
Cochabamba en auto-stop et payons le prix
d’un bus qui, oui, sera bondé…
Mes genoux serviront une fois de plus d’accoudoirs
jusqu'à notre arrivée à
Cocha vers 2 heures du matin…
18/08/2009













Nous arrivons à Cochabamba vers deux
heures du matin et sautons dans un taxi qui
nous conduit chez Andrea, de couchsurfing,
qui avait accepté de nous héberger
un peu à la dernière minute.
Et enfin nous allons pouvoir dormir…
Dois-je mentionner qu’une fois de plus
nous dormons par terre ? C’est fait…
Cochabamba nous plut immédiatement.
Le climat y est chaud, les portions de glace
sont énormes et bien qu’étant
une grande ville, il y règne une ambiance
plutôt paisible, avec ses nombreuses
places tranquilles et son marché coloré.
Et pour couronner le tout, nous y vendons
mieux que nul part ailleurs! Les conditions
étaient donc parfaites mais il nous
fallut reprendre la route car Andrea partaient
rendre visite à sa famille ce week-end
là. Prochaine destination : La Paz,
la capitale bolivienne.
21/08/2009








À La Paz, nous dormons enfin dans
un lit, dans la maison spacieuse de Ronald
qui nous accueille un peu gueule de bois,
ce dimanche matin…
Nous passons donc nos premières heures
urbaines de la meilleure des façons
: au lit !
À 3640 m d’altitude, nous déballons
manteaux, pull-overs, bonnets et gants avant
d’explorer la capitale. Qu’il
est loin le temps des claquettes, des crevettes
et des maillots de bain… Notre première
exploration fut courte car je souffre d’un
mal d’altitude épuisant : du
mal à marcher, à respirer,
à garder l’équilibre…
Retour chez Ronald pour un après-midi
vidéo…
Après 24 heures, nous nous adaptons
finalement au froid et à l’altitude
et nous promenons dans les rues chaotiques
de la capitale. Au loin, des milliers, des
millions de petites maisons de briques marron.
Laura m’explique que les habitants
de la capitale ne peignent pas l’extérieur
de leurs maisons pour payer moins d’impôts.
Selon la loi bolivienne, la maison n’est
pas terminée, donc encore en construction,
donc non imposable. Malin !
Bref La Paz est une ville impressionnante
de grandeur, de gens qui grouillent dans
tous les coins avec leurs vêtements
traditionnels. Un chaos plus ou moins organise,
des milliers de bus, des milliers de gens,
et tout ça au milieu de magnifiques
montagnes enneigées… Un lieu
unique ou nous passons en tout trois jours
de tourisme et de ventes (bonnes d’ailleurs
! Vive la Bolivie).
Nous nous lions d’amitié avec
Ronald et ce n’est pas sans peine que
nous le quittons un matin, avant de rejoindre
les bords du Lac Titica…
27/08/2009












Le Lac Titica… Le lac le plus profond
de la planète, une des surfaces navigables
les plus hautes de la planète…
Plus que les statistiques, les couleurs,
la magie, le coucher de soleil sur les berges
de Copacabana où se déroule
chaque matin une ‘bénédiction
automobile’ déroutante. Isla
del Sol, la nature et les ruines archéologiques,
mais surtout les rencontres : les jeunes
Boliviennes qui rentrent de l’école,
le berger qui appelle chacun de ses moutons
par son nom (dont un qu’il a nommé
Evo en l’honneur du président
actuel).
Une tasse énorme d’Api (boisson
à base de mais, de peau de mandarine,
clous de girofle et autres ingrédients
secrets…) afin de se réchauffer.
Le froid la nuit et le soleil puissant en
journée.
Les pics montagneux enneigés. Les
tornades, les champs…
Le Lac Titica restera sans nul doute l’un
des meilleurs souvenirs de ce voyage. Je
laisse, pour une fois, les photos parler…
29/08/2009










































Nous quittons le magique Lac Titicaca au
petit matin ce samedi-la via un bus type
‘touristique’ et rejoignons La
Paz vers midi. Je pique mon premier vrai
scandale en espagnol (signe de mes progrès
linguistiques) lorsque le chauffeur nous
dit que le bus ne nous déposera pas
au terminal de bus mais dans le centre ville.
Hors nous avions payé un peu
plus pour être dans ce bus rempli de
Gringos justement parce qu’on nous
avait dit qu’il passerait par le terminal
!
Bref, je m’engueule un bon quart d’heure
avec le chauffeur jusqu'à ce qu’il
accepte de faire un détour pour nous…
Du terminal, nous embarquons quelques heures
plus tard dans un bus de nuit, direction
Sucre, plus au sud.
Nous arrivons au petit matin chez Johana,
jeune allemande de Couchsurfing,qui vit ici
depuis quelques mois. Elle aussi nous ouvre
la porte un peu gueule de bois, puis retourne
se coucher. Johana habite dans une maison
un peu folle, pleine de hippies, dont un
chilien qui, alors que nous petit déjeunions,
nous accoste et nous annonce que nous devons
payer à la semaine si nous voulons
dormir ici !
Ça ne passera pas comme ça
! Nous sommes les invités de Johana
et le concept de Couchsurfing n’a rien
à voir avec celui d’un hôtel
! Je ne pique pas de scandale mais presque…
Nous passons cette journée-là
à explorer Sucre, ville coloniale
aux façades blanches, aux places agréables
et calmes. Nous nous asseyons sur un banc
de la place principale quelques heures et
vendons avec grand succès ! Notre
travail est décidemment populaire
auprès des Boliviens.
Finalement, à notre retour dans
la maison de fous, nous discutons avec notre
hôte allemande et décidons de
ne rester qu’une nuit… Nuit
durant laquelle nous partageons une chambre
avec un clown hollandais et une jeune Argentine
(qui elles aussi voyage en vendant des bracelets…)
! Bref, nous ne dormons pas beaucoup…
Au petit matin nous embarquons dans un autre
bus de nuit (dans lequel nous ne dormons
pas beaucoup non plus…) qui nous conduit
encore plus dans le sud du pays, à
seulement quelques heures de la frontière
argentine. Prochaine destination : Tarija.
31/08/2009






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